B. Pivot, les 6e de Sens et les pièges

Publié le par alter-ortograf


D'abord, une remarque personnelle : pour montrer qu'une modification de l'ortografe ne change pas la signification des mots, ni la "langue", et n'empeche meme pas le confort de la lecture, je ne me sers pluss de l'accent circonflexe et je simplifie les lettres grecques : y" devient "i", "th" : "t" et "ph" : "f".



           

                    L’ortografe actuelle, impossible à maitriser

 

Bernard Pivot et plus de 60% des élèves en sixième à Sens, qu’est-ce qu’ils ont en commun ?

Ils démontrent de manières différentes qu’il y a un problème grave en ce qui concerne l’écrit français : A Sens presque deux tiers des élèves en sixième ne maitrisent ni l’écrit ni la lecture, et après les dictées de Pivot les francophones les plus forts en ortografe sont déjà fiers et se félicitent s’ils ont fait moins de dix fautes. En même temps, un grand magazine national s’alarme : « Le nivau besse ». Le nombre d’illettrés monte. La seule réaction responsable dans une telle situation serait une réforme fondamentale pour obtenir un système d’ortografe simple, transparent et efficace, sans ambiguïtés, sans incohérences et sans pièges.

 

Les parents qui croient aimer leurs enfants, les enseignants qui sont censés  pratiquer une pédagogie humaine, est-ce qu’ils se rendent compte combien de larmes, de peines et de malheurs ils infligent à leurs enfants et élèves quand ils les obligent à apprendre à écrire et lire, c’est-à-dire à employer l’ortografe actuelle du français ?

Des millions d’adultes ressentent des humiliations plus ou moins fortes parce qu’ils ne savent toujours pas écrire correctement, c’est-à-dire appliquer les règles de cette orthographe d’enfer. Car il s’agit en effet d’une jungle de règles incohérentes, contradictoires, même absurdes, trop souvent sans logique et sans bon sens qui amènent à l’erreur et à la confusion, à l’échec et au désespoir. L’ortografe française est truffée d’embuscades, de sournoiseries et de pièges : Il faut écrire : ‘Jeûner’ mais ‘déjeuner’, ‘roman’ mais ‘rhum’, ‘les grands-pères’ mais ‘les grand –mères’. Logique ? Clair ? Cohérent ?  

 

L’ortografe actuelle nous est venue des temps monarchiques. Dans le but avoué de « distinguer les gens de lettres d’avec les ignorants et les simples femmes » (Mezerey, 1640), on a artificiellement ajouté des difficultés qui n’existaient pas avant. L’ortografe actuelle, système d’écriture d’une opacité et d’un embrouillement incroyable, avec des règles confuses, incohérentes et contradictoires, est donc antidémocratique. Si les « ignorants » et « les simples femmes » n’arrivent pas à la maîtriser, c’est voulu : Ce n’est pas la faute des gens, c’est la faute de ce système opaque, obscur et impénétrable, confus, compliqué, et inextricable. La grande majorité des Français se bat avec lui pendant toute une vie sans jamais perdre le sentiment de ne jamais le maîtriser complètement.

Ce ne serait pas si grave s’il ne
s’agissait que d’une discipline de sport, du ping-pong ou du billard, par exemple, ou de la maîtrise d’un instrument de musique. Mais l’orthographe est un outil indispensable pour tout le monde afin de pouvoir participer pleinement et d’une façon digne à la vie professionnelle, civique et culturelle. Donc, qu’elle soit claire, cohérente et accessible facilement.

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