Les pièges de l'ortografe actuelle

Publié le par alter-ortograf

Vous n'etes toujours pas convaincus que les pièges, les incohérences pullulent dans l'ortografe actuelle ? Vous croyez toujours que quelques petites retouches suffiraient, comme par exemple la suppression de lettres muettes, le "g" de "doigt" ou le "p" de "sculpture" ?

Regardez ceci, alors :

  Les pièges du système actuel

 

 

Une certaine lettre ou combinaison de lettres transcrit des sons différents. Quelques exemples seulement :
faire – faisable, lever– l’hiver, végétal– événement, eux – eu (avoir), coursours, équation – quatre, schéma – schizophrène, patio – ration, exemple – luxe, lycée – yeux, douze – scherzo et j’en passe.


D’un autre côté, un certain son est souvent représenté par des lettres ou des combinaisons de lettres différentes. Ainsi on trouve, pour ne citer encore que quelques exemples des milliers de cas:
tante – tente, dame – femme, mesure – faisant, fer – faire,  avènement - événement, nez – clef, chose – seize, lire – lyre, comte – conte, sœur - beurre, quoi – coiffeur, doitdoigt, poil – ple, chose – chaussée - eau, maître - mètre - mettre, face – façade - passion – nation, laid – lait – laie – boulet, cour – courre – cours - court, maire – mère – mer – vert – pervers, pain - peint – pin – saint – sein – seing – symptôme - syncope.

Peut-on appeler un tel chaos cohérent, logique ou clair ? Non, il n’y a que des pièges.

 

On observe ce dernier phénomène, un son, mais des écritures différentes, surtout avec le problème des consonnes. Bien que le son reste toujours le même il faut l’écrire

différemment. Simple ou double ? : arcade – accord, adipeux - additif, trafic – truffer,  molaire -  mollet, nomade – nommer, canal – canne, apitoyer – appeler, marotte – marron, atelier – atteler, folie – folle, etc., etc., etc., des milliers de cas, des milliers de pièges, des milliers de sources de fautes. Le son [ k ], par exemple, s’écrit d'une dizaine (! ) de façons différentes : car, christ, blackbouler, képi, khôl, Jacques, coq, laque, luxe. La variante ouverte du ‘e’ en connaît même 15 ( !) et le [é] une vingtaine. Si ce n’est pas de la folie !

                                                                                                                                     

En plus, il y a des centaines d’autres mots dont la fin tend des pièges parce que là aussi il faut écrire des lettres que l’on ne prononce pas, comme avec les mots qui finissent, par exemple, en –e, -f , -gt, -r, -s, -t, -x  muets: dame (dernier son : [m]), clef ([e]), doigt ([wa]), manger ([e]), clos ([o]), sot ([o]), roux ([u]). Tous ces pièges se trouvent dans le vocabulaire de tous les jours, auxquels il faut encore ajouter tous ceux du vocabulaire élitiste des dictées de Bernard Pivot. Objectivement, un tel système d’orthographe est un labyrinthe sans issue, un système de tromperie constante!

 

 

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