Les oreilles, plus fortes que les yeux ?

Publié le par alter-ortograf

Beaucoup de Francofones n'arrivent pas à s'imaginer qu'on pourrait renoncer à "la strate artificielle de grammaire en ortografe" sans que cela diminue la compréhension.

Pourtant, quand nous parlons, et écoutons, nous nous comprenons parfaitement bien, sans ces innombrables lettres muettes qui constituent cette strate.

Par exemple, "Beaucoup de Francofones", pourquoi écrire le "-s" final ? Nous ne le prononçons pas et "beaucoup" est marqueur suffisant pour indiquer le pluriel.

"Beaucoup de Francofone n'arrivent pas", pourquoi écrire "-ent" à la fin du verbe ?
Nous disons "arriv", et c'est clair parce que, encore une fois, "beaucoup" indique le pluriel.

"Nos voisines anglaises sont tombées malades." Ceci est encore un exemple pour la redondance de notre écrit qui a été éloigné de la vraie langue, l'oral.
On pourrait sans peur ortografier : "no voisine anglaise sont tombé malade".

Si cela nous parait étrange ou meme impossible, c'est parce que nous ont été tellement formatés par l'ortografe actuelle que nous avons des difficultés pour prendre un peu de recul.

Cette strate grammaticale est le résultat d'une écriture latinisée du français qui avait un certain sens pendant la période de flottement de l'oral comme de l'écrit (du 9e au 15e siècle) mais qui, de nos jours, est totalement superflue. Elle représente la source majeure d'erreurs ortografiques.

Une réforme de l'ortografe doit, donc,  supprimer surtout cette strate grammaticale en ortografe.
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