LES REFORMES ORTOGRAFIQUES, VOLTAIRE ET LES FLEURS DU MAL DE L'ORTOGRAFE ACTUELLE

Publié le par alter-ortograf

La plus grande majorité des projets de réforme orthographique des dernières 150 années visait des points marginaux. Néanmoins, ils ont tous échoués: Firmin-Didot (1867), P. Meyer (1903), F. Brunot (1905), A. Dauzat (1939), Pernot-Bruneau (1948), Ch. Beaulieux (1952), le premier projet Beslais (1952), la deuxième Commission Beslais (1960 - 65), le projet Thimonnier (1967) et les "recommendations" de 1990.
 
Et malgré leur nature extrêmement timide ces projets de réformes "d'en haut" ont été ridiculisés, pas publiés, sabotés, pas discutés, censurés, étouffés et tabouisés par les forces des pouvoirs en place et les conservateurs.
 
20 ans après leur publication, les "recommendations" de 1990 ne sont toujours pas vraiment arrivées dans l'EN. Et les pouvoirs en place sont conservateurs.
 
Puisqu'une réforme est urgente et qu'elle ne viendra pas "d'en haut" il faut la faire "d'en bas". Nullement freinée par une multitude de considérations niaises, plus ou moins savantes ou d'autre nature, elle peut et doit s'attaquer à tous les vices essentiels de l'orthographe actuelle:  
 
Le bouquet entier des fleurs du mal est ceci:  
 
a) un son est souvent transcrit par des signes différents (le "k" en connait plus de 10 par exemple),  
b) un signe peut représenter des sons différents ( entre autres: "ai", "qu", "sch", "y", etc. ),  
c) les consonnes doubles,
d) les lettres muettes lexicales ("dompter", "aulne", "poids" )
 
et le CENTRE du problème:
 
e) les lettres muettes de la strate d'une deuxième grammaire, fantomatique elle aussi, qui n'existe qu'à l'écrit.
("Les dames qu'ils avaient rencontrées" )
 
Déjà Voltaire a dit (1764): L’écriture est la peinture de la voix: plus elle est ressemblante, meilleure elle est.
 
OR-AL(ORtograf ALtèrnativ), la nouvelle norme phonocentrée, suit ce conseil à la lettre, elle réharmonise l'écrit avec l'oral et a résolu tous ces problèmes du bouquet des fleurs du mal orthographique.

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Morelon 24/05/2011 14:11


Quelle habile déformation de Voltaire. S'attaquer à l'une des facettes de la communication à la faveur de l'autre, quel beau déséquilibre !
Je ne me pense pas conservateur, mais ce que vous proposez est une négation de ce qui a fait la langue. L'orthographe découle de la langue, et est une source d'éveil intellectuel pour ceux qui
l'apprennent.


Alain Duverne 30/12/2009 07:31


A propos d’identité nationale ?
Luc Chatel est contre la réforme de l’orthographe
Lionel Jospin 1er ministre a mis fin à celle initiée en 199O.



En France, sommes-nous confiant en nous et clair dans nos propositions et contres propositions collectives ? Sommes nous un pays conservateur irréformable où la république est devenue, depuis
plusieurs générations un agglomérat de corporatismes, maintenu en équilibre comme ci comme ça par l’autorité fragile d’un état-providence dont plus personne ne veut ?. Je vois que nous montrons
l’image d’une comédie politique incohérente et grégaire, limitée dans beaucoup de polémiques superflues et d’un politiquement correcte hypocritement moralisant.

Le formatage totalitaire de la salle de classe, préfigurant une vie professionnelle dans un bureau, classe par excès sur le critère des valeurs de l’intelligence abstraite, avec au pinacle les
mathématiques, tandis que “l’ortograf” dégoûte et insulte l’intelligence logique, que possède d’instinct une bonne partie des “escholiers”.
“Totalitaire ”? (Quel excès! je vais me faire jeter comme ultra pro analphabète !!) En fait, il ne s’agirait que de la fameuse nécessité d’un tronc commun qui déploierait ses branches feuillues
bien au-dessus des broussailles à tiges, résolues à résister comme elles peuvent avec ses épines ses urticants et ses lianes enchevêtrées aux poils velcrottant, pour réussir à grignoter leurs
subsides nécessaires. Le tronc commun lui, dans sa majesté d’une essence de synthèse de morceaux choisis, va déployer en hauteur une arborescence aux fruits hasardeux.
C’est sans doute les méfaits du hasard qui a fait qu’au fil des générations et des greffons contrariés, que l’arbre de vie des religions anciennes d’Extrême-Orient a vu ses fruits se muter en
dogmes très compliqués dans la Kabbale mais s’interdirent dans la Bible. Elle a bien recommandé à Eve de ne pas en manger les fruits, sous peine d’exclusion et elle a ordonné de se borner à croire
en son créateur. Depuis, les fruits de l’arbre de la connaissance sont suspects, tandis qu’on se gave au quotidien de ceux de la bêtise, de l’esprit de meutes, de l’intox, de la désinformation, de
la pub consumériste.
Alors que pousse t-il sur l’arbre de l’éducation et son tronc commun scrupuleusement jardiné toute sa jeunesse dans les salles de classe ?

Si dans nos frontières nous sommes persuadés que la connaissance de l’orthographe, classe et distingue notre identité, c’est que nos esprits d’enfants avant qu’ils aient été ouverts à la lucidité
et au discernement, ont été aliénés, voire culpabilisés dans la salle de classe qui exacerbe cette obsession formelle et maniaque. Formatage totalitaire ? non bien sûr, pas pour tous puisque
certains enfants se retrouvent à l’aise dans cette discipline inintelligente, qui surcharge la mémoire et la pensée. Pour ceux-là c’est une discipline structurante et sécurisante. Tant mieux pour
eux, ils pourront devenir des “scribes orthographeurs”, des correcteurs, et peut être même des traducteurs.
Soyons précis, j’ai horreur du laxisme. (Avoir supprimé le service militaire sans savoir comment le remplacer par un service civil est le témoignage d’un laxisme d’état stupéfiant). Je ne veux en
aucun cas ni supprimer des disciplines structurantes ni le goût de l’effort mais au contraire rendre celui ci dominant parce que approprié aux types d’intelligence. Ce qui veut dire qu’il ne faut
plus parler de l’intelligence mais des intelligences. Nous les connaissons ces enfants vifs, qui sentent d’instinct cette fausse érudition indigeste comme des routines désuètes, non-structurantes
pour eux mais angoissantes, brouillant leur clarté d’esprit et incitant au rejet d’autres disciplines rigoureuses. Ce travers est magistral en musique où l’enfant doué d’une belle oreille musicale,
trouvant naturellement sur un piano rythmes accords et mélodies, cet enfant va rejeter l’apprentissage du solfège qui ne lui sert à rien dans un premier temps, par contre l’enfant sans oreille
musicale sera tout heureux, en ânonnant son solfège, de reconnaître la mélodie apprise.

Pour ne pas les rendre captifs sous l’autorité tortueuse des traces plus où moins esthétique du passé, repérons plutôt les enfants doués d’intelligence pratique, celle de l’observation de la
déduction développant l’invention et l’initiative. Pour les structurer sans rejet de leur part, qu’ils apprennent plutôt naturellement, donc oralement des langues étrangères, beaucoup plus de
vocabulaire, voire apprendre par cœur des textes d’humour, des contes de fées et fables d’ici et d’ailleurs des bases d’anatomies, de zoologie, de botanique,etc. Ces enfants-là pourraient devenir
des Molière ou des Desproges autant que les dociles “orthographeurs”. L’enseignement coûterait plus cher certes (on ne peut pas faire parler trente enfant en même temps), mais combien de
contribuables qui répugnent à donner un centime de plus pour cette salle de classe là, seraient ravis de donner bien davantage pour une école plus intelligemment adaptée aux foisonnements souple de
l’esprit.
Un consensus national verrouille toutes volontés de faire réformer l’orthographe. (Même la mini tentative de 1990 n’a jamais vu le jour). Pour le contourner apprenons aux gamins, l’utilisation du
logiciel correcteur dès le CE2, il n’est pas intelligent, mais il sait corriger presque toutes les soi disantes “fautes” de ce conservatisme maniéré. À propos de faute, il en est une autre, tout
aussi inconséquente : c’est d’avoir classé les maths devant la physique.
Qui sommes-nous, les Français ? Des guerriers déchus des croisades, de l’esclavagismes et colonialismes ? Des déshérités confus mais arrogants d’un ancien empire ? Qui sommes-nous pour s’accrocher
avec autant de zèle aux ingrédients abstraits dans lesquels notre culture mijote ? Et si ce penchant inflexible pour sublimer l’abstraction n’était qu’une mutation d’une croyance du charbonnier en
un Dieu mal-aimé ?. Rabelais fut un des grands et talentueux à se lever contre les pédants scolastiques ; Et du haut de ses 19 ans et de sa brillante observation La Boétie a déceler dans son “
Discours sur la servitude volontaire ” un penchant calamiteux des humains que notre démocratie encore grassouillette fait ressortir avec ses bonnes intentions. Ainsi cinq siècles après, c’est une
majorité de modestes mais pédants malgré eux, qui remplissent encore l’air du temps de leur co2 orthographique gravées dans leurs neurones de marbre.
Cette intelligence abstraite cultivée dans le microcosme de cette salle de classe, formate et déclasse sans reclasser. Il y a pourtant d’autres intelligences nécessaires à l’individu et à la
société. Ce classement péremptoire et dominateur fait dans les jeunes cervelles modelables, sur des bases culturelles apparemment irréprochables, enracine les penchants injustes qu’on retrouve dans
la société avec sa grogne de frustrés bien de chez nous, et son appétit aux tranquillisants.
Disons que le classement actuel de l’école primaire est parfait pour classer les futurs enseignants de ce conservatisme et les serviteurs des pouvoirs, c’est-à-dire la petite, moyenne et grande
administration. Ces très grosses corporations majoritairement conservatrices, mieux protégées que d’autres par l’État ont une influence culturelle et politique hégémonique dans laquelle se niche la
bobocratie qui tient la gauche en otage et lui a creuse les ornières de sa disgrâce. Ces excès se retournent contre les valeurs républicaines. La salle de classe en cultivant nos “gènes” abstraits
et guindés, aliène sournoisement la part la plus vulnérable de notre conscience collective puisqu’elle laisse se développer en toute honnêteté dans notre Nation de la xénophobie et du racisme par
simple réflexe de Pavlov en associant presque systématiquement des minorités visibles ou de langues étrangères à nos tâches dites subalternes. Aucune des indignations rituelles se fait entendre
puisque ces faits devenus banals dans notre paysage sont nommés “ un besoin !”. Le “besoin” de main d’œuvre immigré. Les journalistes répètent ce mot, en oubliant “main d’œuvre” comme s’il
s’agissait une nécessité vitale et légitime. Dans le même temps des centaines de milliers de chômeurs sont indemnisés. Le consensus racial tient par la honte muette de la main-d’œuvre immigrée
humiliée, par la honte silencieuse de cette même main-d’oeuvre installée et par la fierté vengeresse du bras d’honneur du vendeur de came. Sachant que nos “esclaves” où cette main d’œuvre immigrée
traditionnelle n’est plus intégrable sans de fortes croissances continues activant l’ascenseur social, il va falloir trouver la main d’œuvre dans nos frontières pour les restes de tâches que notre
dédain méprise. Il n’y a pas de sot métier certes mais il y a aussi de plus en plus de gagne-pain répétitifs et désuets impossibles à assumer tout une vie par un système nerveux humain. Comment
donc déclasser pour sélectionner cette main d’œuvre ? L’armée ne fait plus marcher au pas, et la religion catholique ne fait plus mettre à genoux ? Comment installer alors, et mine de rien, la
future base de main d’œuvre de notre pyramide sociale ? On ne pose pas cette question dérangeante, puisqu’on pense en silence que l’abruti docile congénital, de base, est fait pour cela. Comme
cette “espèce” s’est déshinibé à grand coup de bras d’honneur, on r